17 septembre 2026
Face à la flambée des prix de l’énergie et en particulier du carburant, j’ai interpelé le Ministre de l’Economie et des Finances par une question écrite dont vous retrouverez le contenu ci-dessous :
M. Bastien Marchive attire l’attention de M. le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur les conséquences de la hausse des prix de l’énergie, et en particulier des carburants, sur l’ensemble de l’économie.
Depuis le début de la guerre en Iran à la fin du mois de février 2026, les prix du carburant ont fortement progressé. A titre d’exemple, alors que le prix du litre de gazole était encore autour de 1,60 euro avant le conflit, il atteint aujourd’hui des niveaux inédits, jusqu’à 2,36 euros, soit une hausse de près de 50 %. Plusieurs spécialistes s’accordent même à dire qu’il pourrait dépasser les 2,50 euros d’ici un mois.
Le constat est d’ailleurs le même concernant le gaz qui a vu son prix augmenter de 80% depuis le début de la guerre en Ukraine.
Si nous subissons là de plein fouet les conséquences des politiques impérialistes américaine et russe et que les multiples interventions de la France sur la scène internationale pour en limiter les effets sont à saluer, notre économie toute entière est impactée. En effet, lorsque les prix de ces énergies augmentent, cela se répercute inévitablement sur les prix des biens et des services et contribue ainsi à alimenter l’inflation.
Une inflation qui pèse directement sur le pouvoir d’achat des Français et la consommation des ménages.
Nos entreprises y sont également confrontées. Face à une demande moins dynamique, elles n’ont d’autre choix que de reporter leurs investissements et de réviser leurs capacités à embaucher.
Le risque est donc bien réel de voir s’enclencher une dynamique allant de la hausse du coût de ces énergies à la hausse des prix, puis au ralentissement de la consommation, de l’investissement et de l’emploi, avec, en bout de chaîne, une baisse des recettes fiscales ainsi qu’un accroissement des dépenses sociales. Un effet domino qui pèsera, in fine, sur la qualité de vie des Français et l’équilibre des finances publiques.
Pour ces raisons et devant l’ampleur du phénomène de hausse des prix de l’énergie, qui s’avère particulièrement préoccupant et qui risque malheureusement de durer, il devient urgent d’agir.
La fiscalité représentant 50% du prix du carburant et 30% du prix du gaz, l’Etat dispose d’une capacité d’action directe.
Si le Gouvernement a déjà veillé à empêcher les superprofits des distributeurs et mis en place puis prolongé plusieurs dispositifs ciblés, notamment concernant les pêcheurs, les agriculteurs et les entreprises éligibles du secteur du BTP, la persistance de prix élevés et leur tendance haussière pose la question d’un mécanisme permettant de mieux amortir les fluctuations des cours internationaux.
En effet, alors que la consommation de carburant a déjà baissé de 5% depuis le début de la guerre en Iran, il pourrait, à terme, s’avérer préférable pour nos finances publiques de soutenir l’activité.
Le renforcement des dispositifs de soutien à la transition énergétique, notamment par l’électrification, apparait à cet égard essentiel, notamment dans le cadre de l’examen du prochain projet de loi de finances.
Dans ce contexte, M. Bastien Marchive demande donc au Gouvernement quelles mesures nouvelles il entend prendre afin de limiter les conséquences économiques et sociales de la hausse des carburants et s’il envisage notamment la mise en place d’un mécanisme permettant d’adapter la fiscalité en période de flambée des prix pour limiter leur impact et ainsi d’éviter que ce choc énergétique ne se transforme en choc inflationniste, économique et social.