Avec près de 60 000 nouveaux cas chaque année et une Française sur huit qui sera concernée au cours de sa vie, notre pays figure parmi ceux d’Europe et du monde où l’incidence du cancer du sein est la plus élevée. Or, il se guérit dans neuf cas sur dix lorsqu’il est détecté suffisamment tôt.
« Grâce à l’impulsion d’associations comme les Prinseinses, l’opération Octobre Rose fait l’objet d’un remarquable élan de solidarité en Deux-Sèvres. Présent à plusieurs de ces évènements, j’ai pu échanger avec de nombreuses participantes. Plusieurs m’ont alerté sur les délais d’obtention d’un rendez-vous pour faire une mammographie ».
La question des délais d’obtention d’un rendez-vous pour ces examens préventifs doit être centrale.
Pourtant le constat est là : dans notre Département, il faut souvent attendre jusqu’à 18 mois pour pouvoir réaliser une mammographie, principalement du fait du faible nombre de créneaux ouverts par les professionnels pour cet examen.
Face à cette situation inacceptable, particulièrement dans un territoire mutualiste comme le nôtre qui a la culture de l’anticipation des risques, j’ai souhaité interpeler la Ministre de la Santé.
Dans la continuité des propositions que j’ai récemment pu formuler en hémicycle pour lutter contre les déserts médicaux et améliorer l’accès aux soins, je propose ainsi de revaloriser la tarification des mammographies pour les radiologues, en lien avec l’assurance maladie, ce qui permettra de rendre l’acte plus attractif pour ces praticiens, tout en préservant la gratuité pour les patientes.
Dans le contexte budgétaire actuel, l’impact de chaque nouvelle dépense doit être mesuré. Or, faciliter le recours à la mammographie, c’est diminuer les formes graves de cancer du sein ainsi que les traitements lourds et coûteux pour la sécurité sociale.
Il est grand temps que la prévention devienne la pierre angulaire de notre politique publique de lutte contre le cancer. »