Bastien Marchive
député de la 1ère circo. des Deux-Sèvres

Avec les agriculteurs Deux-Sévriens


En cette période de manifestations de la part du monde agricole, j’ai tenu à aller à la rencontre des agriculteurs Deux-Sévriens afin de les écouter et de leur témoigner mon soutien, ce mercredi 31 janvier sur le rond-point de Montplaisir, leur lieu de mobilisation. 

 

Les échanges que nous avons pu avoir, francs et constructifs, ont notamment porté sur la complexité des normes et sur les distorsions de concurrence, qui impactent fortement leur niveau de rémunération

 

Les agriculteurs doivent pouvoir vivre de leur travail comme tout un chacun. Les Lois Egalim ont unanimement constitué une réelle avancée en la matière, mais encore faut-il qu’elles soient respectées. Le renforcement des contrôles et des sanctionslorsque cela est nécessaire, tel qu’annoncés par le Gouvernement, vont dans le bon sens. 

 

Face à une concurrence internationale parfois déloyale, notre cap doit être clair : c’est toute l’Europe et rien que l’Europe. Toute l’Europe parce que la France est la principale bénéficiaire de la Politique Agricole Commune (PAC) avec près de 10 milliards perçus par nos agriculteurs, mais rien que l’Europe parce que les règles du jeu doivent être les mêmes pour tous.

 

C’est par l’Europe que nous pourrons agir en harmonisant les normes et porter les ambitions environnementales qui caractériseront l’agriculture de demain. 

 

Dans cet esprit, l’Assemblée nationale a adopté en mai dernier une résolution pour mettre fin aux surtranspositions du droit de l’Union européenne. Par ce vote, nous nous sommes engagés à rejeter toutes nouvelles contraintes supplémentaires qui viendraient peser sur nos agriculteurs par rapport au reste de l’Europe. 

 

C’est également pour cela qu’avec plusieurs autres Députés, nous avons écrit cette semaine à la Présidente de la Commission européenne, pour marquer notre opposition à l’accord avec le Mercosur tel qu’il est actuellement prévu. 

 

Qu’il s’agisse des politiques ou des décideurs administratifs, nous nous devons d’être avec ceux qui nous nourrissent et non contre eux. Telle est la condition d’une agriculture durable, rémunératrice et attractive pour les jeunes générations